Engagement dans la lutte contre le gaspillage alimentaire

GaspillageÉtablissement pilote pour le département de l’Aube, le lycée Marie-de-Champagne s’est engagé, en lien avec l’Ademe, à lutter contre le gaspillage alimentaire à la cantine pendant l’année scolaire 2015-2016.

Après avoir mené un audit auprès des élèves, réalisés par les terminales STMG, une dizaine d’actions ont été identifiées pour sensibiliser et combattre très concrètement ce problème récurrent en restauration collective. «  Tout le monde sait qu’on gaspille beaucoup dans les cantines. Grâce à ce projet, on le quantifie, on le chiffre, on cherche les raisons. On dépasse le simple constat de monsieur tout le monde », explique Sébastien Bonnes, gestionnaire du lycée.

Quatre kilos de pain gaspillés chaque jour

Parmi les denrées les plus gaspillées : le pain. «  Ce gaspillage, on l’estime à quatre kilos par jour. On fait 800 repas le midi et 200 le soir. Autrement, on n’est pas trop mauvais élève. On estime notre gaspillage à 18 % lors de notre pesée en décembre. On a du pain sur la planche. »

D’où l’intérêt d’impliquer les lycéens et plus particulièrement les éco-délégués, des élèves volontaires pour travailler sur ces problématiques ainsi que les jeunes de STMG dans le cadre de leur conduite de projet, afin de mettre en place des actions concrètes. «  On va proposer différentes tailles de pain aux élèves 35 ou 60 grammes. On a mieux formé le personnel de cuisine pour qu’il dialogue avec les usagers pour savoir s’ils veulent des assiettes petites ou grandes. On va aussi composter nos déchets. »

Les lycéens ont bien compris l’intérêt. « Beaucoup trouvaient que le pain était trop gros. C’est pour ça qu’on en a un petit et un grand, pour les petites et les grandes faims », constate Clément en terminale STMG. «  L’idée, c’est de responsabiliser chacun pour lutter tous ensemble contre le gaspillage.   Il faut faire prendre conscience à chacun de l’importance de cette cause. »

L’établissement a bien l’intention de poursuivre ses efforts. «  C’est un projet de longue haleine sachant que les populations scolaires changent toutes les années. Une fois qu’on aura des bonnes pratiques, on n’aura plus qu’à les développer. »

Avec un gaspillage estimé à 40 000 euros par an, les économies effectuées pourraient permettre à terme, de réinvestir pour acheter des produits plus locaux, plus bios. «  C’est du gagnant-gagnant. »

Aurore CHABAUD, L’Est-Eclair